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samedi 14 juillet 2012

Gilbert, Julie-Victoire et les autres... (Fontenoy-le-Château, suite)

Il y a le poète -maudit-
dont la statue orne la place devant le Musée et la Poste
(F. le Ch.1750-Paris 1780).

[Vous découvrirez] ...[ quelques uns de ses écrits et de ses portraits.
Ami de Fréron, il entre dans la bataille littéraire contre « les Encyclopédistes ». Icône du romantisme, il devient l’image du poète malheureux. Sa statue trône au milieu de la placette face au musée* sur un socle où vous pouvez déchiffrer un de ses quatrains le plus célèbre :
Au banquet de la vie, infortuné convive,
J’apparus un jour et je meurs.  
Je meurs, et sur ma tombe où lentement j’arrive,  
Nul ne viendra verser des pleurs.


[Cette phrase, si un jour vous parcourez les catacombes à Paris vous la retrouverez sur un monument …vide… car ses restes ont été, comme tant d’autres, mêlés aux millions d’ossements anonymes…. ]
(site du musée )









Il y a aussi
 une des premières grandes figures du féminisme en France,
Julie-Victoire Daubié (Bains les Bains 1824-F. le Ch. 1874), 
journaliste, écrivain, (La Femme pauvre au XIXe siècle )
 érudite,  philosophe, sociologue... entrepreneur...
elle avait enseigné aussi.

Elle conquit de haute lutte le droit de se présenter au baccalauréat (17 août 1861), puis à la licence dix ans plus tard.
 - C'est dire combien on lui a "mis des bâtons dans les roues" - et combien elle a dû "s'accrocher" et s'entêter !


 

Bien que cette première bachelière de France soit née sur la commune voisine de Bains, à la Manufacture, où son père état employé, sa famille était de Fontenoy-le-Château, et elle y revint très jeune à la mort de son père.
Elle y posséda plus tard un bureau de broderie (voir article "la broderie blanche") confié à sa nièce.
 Elle y est enterrée.





sur le côté de la fresque dédiée à Julie-Victoire Daubié, son parcours,
une mémoire de deux "phénomènes"
et de l'industrie locale d'étamage des couverts


Mais l'art et la littérature ont poursuivi leur travail  d'inspiration
et le village permet de découvrir d'autres auteurs, au fil des rues, des quais du canal ou du Coney,
sous la forme de nuages-panneaux portant des citations, humoristiques ou philosophiques.



une initiative individuelle sur une porte


beau jardin semi-sauvage (de poéte?) non loin de l'église




une ancienne vitrine  -probablement un appartement privé-
contenant d'étonnantes figures en objets métalliques  recyclés

Oui, à Fontenoy, la poésie se rencontre au quotidien

mardi 21 septembre 2010

Baudelaire...

Ce n'est que dans deux jours, mais on s'y croirait...




Chant d'automne

I
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être: colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe

L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

II me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui?
- C'était hier l'été; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
...


Il faut dire que je dois à Baudelaire
les seules bonnes notes que j'aie jamais eu en français
- y compris et surtout au bac ! -
donc un grand merci à lui ...

et toujours une petite pensée à cette saison...

Spleen : Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.



Ici, ce genre de météo,
à part le contre-temps en période de vendanges,
ça n'est pas si triste...
- un peu de répit après les chaleurs...
Et ça ne dure jamais longtemps
- Madame Tramontane y veille...

dimanche 12 septembre 2010

pas si faciles , les collages, ou... Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

j'admire ceux qui réussissent de superbes collages,

je leur demande leurs secrets, leurs bonnes adresses... enfin, les gratuites, en payant, tout semble plus facile...
mais ça ne suffit pas forcément, chaque site a ses contraintes, et il faut ruser avec...
il faut apprendre, faire ses gammes, encore et encore, toujours sur le métier remettre son ouvrage - c'est de qui ça ?
- Jean de La Fontaine ?
- Non, Boileau !

Ce premier m'a obligée à ajouter une 4° image à mon projet initial, et m'a recoupé celle de gauche, que j'avais préparée tout en hauteur.

Pour faire celle ci- dessous, avec Picnik, j'ai dû passer par une étape à 2 photos, les montages 1+2 ne sont pas offerts dans la version gratuite :

Il paraît que c'est plus simple avec Picasa, je l'ai téléchargé, mais il m'a mis la panique dans mes habitudes en supplantant PhotoFunStudio, où j'ai mes habitudes - j'ai corrigé, mais je n'ai pas encore trouvé comment utiliser la bête en collage...

Mais je suis têtue, je n'ai pas dit mon dernier mot !




Il est certains esprits...

Il est certains esprits dont les sombres pensées
Sont d'un nuage épais toujours embarrassées ;
Le jour de la raison ne le saurait percer.
Avant donc que d'écrire, apprenez à penser.
Selon que notre idée est plus ou moins obscure,
L'expression la suit, ou moins nette, ou plus pure.
Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.

Surtout qu'en vos écrits la langue révérée
Dans vos plus grands excès vous soit toujours sacrée.
En vain, vous me frappez d'un son mélodieux,
Si le terme est impropre ou le tour vicieux :
Mon esprit n'admet point un pompeux barbarisme,
Ni d'un vers ampoulé l'orgueilleux solécisme.
Sans la langue, en un mot, l'auteur le plus divin
Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain.

Travaillez à loisir, quelque ordre qui vous presse,
Et ne vous piquez point d'une folle vitesse :
Un style si rapide, et qui court en rimant,
Marque moins trop d'esprit que peu de jugement.
J'aime mieux un ruisseau qui, sur la molle arène,
Dans un pré plein de fleurs lentement se promène,
Qu'un torrent débordé qui, d'un cours orageux,
Roule, plein de gravier, sur un terrain fangeux.
Hâtez-vous lentement, et, sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage :
Polissez-le sans cesse et le repolissez ;
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. [...]

jeudi 9 septembre 2010

pour rire un peu de mes malheurs:" La vie en sourdine"



Lisez ce livre, de David Lodge
vraiment pas triste, mais portrait fidèle de mes soucis quotidiens:
http://livres.fluctuat.net/david-lodge/livres/la-vie-en-sourdine/

ou la version originale: Deaf Sentence
(un jeu de mots intraduisible: death = mort / deaf =sourd, se prononcent et sourtout s'entendent à peu près pareil)
http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/books/fiction/article3900713.ece