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mercredi 22 mai 2024

GAZA : COMMENT FAIRE DISPARAÎTRE PLUS DE 2 MILLIONS DE PALESTINIENS... et l'esprit critique, et le journalisme... Et l'humanisme

GAZA : COMMENT FAIRE DISPARAÎTRE PLUS DE 2 MILLIONS DE PALESTINIENS...


et l'esprit critique, et le journalisme

Et l'humanisme 


lundi 20 janvier 2014

La Manufacture Royale de Bains











une petite vue surplombante en guise d'introduction:
 Marie Gauthronnet  tenait un stand au Comice Agricole.
Aquarelliste, elle s'est installée à la Manufacture


Le mieux est que j'emprunte en partie le texte de Wikipedia pour accompagner mes photos, ça m'évitera d'écrire des bêtises.
                  A l'époque de ma visite, je n'avais pas facile à me connecter, et je croyais bien me souvenir de tout, je n'ai pas pris de notes, les photos remplisssant cette fonction - censément... 
A cette heure, après avoir pris du temps pour collecter d'autres documents, je suis moins sûre de mes souvenirs...


suivons le guide...  (Mr Cornevaux, T-shirt noir)


Merci à Mr Cornevaux pour cette visite passionnante où l'on aborde tout autant l'histoire technologique, que l'histoire sociologique et philosophique, et l'histoire de la construction de la France... 
et où l'on voit se construire tout un "écosystème" façonné par les usages industriels de l'eau, de la forêt et des ressources humaines... 

(La visite au village voisin de Montmotier
 en éclairera de nouveaux aspects)





La Manufacture royale de Bains-les-Bains est une ferblanterie fondée par ordonnance royale le 18 juin 1733 sous l'impulsion du duc François III de Lorraine 
au bénéfice de Georges Puton, Jean-François et Claude Coster et Jean-Baptiste Villiez.

[En 1733 (lettre patente du 18 juin 1733) Jean-Baptiste Villiez, 
associé à ses deux beaux-frères et à Georges Puthon 
fondent la Manufacture Royale de Bains les Bains. 
Tous quatre sont originaires de Savoie.
 Georges Puthon dirige l'usine mais décède dès mai 1737.
 Il doit recruter des ouvriers spécialistes jusqu'à Wegscheid ( et Sewen, Kichberg ou Masevaux), dans la vallée de la Doller au sud de l'Alsace où une Manufacture Royale a été fondée en 1720. On voit ainsi plusieurs alsaciens arriver à Bains les Bains et, rapidement quelques Balnéens de marier et s'établir au bord de la Doller.]
 Gérard Beuchot * 
( * v. liens en bas de page)
 

L'ensemble du site comprend plusieurs bâtiments industriels (ateliers d'étamage (1736), halle au charbon (1779, 1859)...) 
des logements pour les ouvriers (XVIIIe siècle), 
des étables, 
la maison des contremaîtres, 
la chapelle (1735), 
une glacière 
 et le château (32 pièces) du maître de forge entouré d'un parc renfermant de nombreuses variétés d'arbres dont plusieurs espèces rares.










Ce fleuron de l’histoire de France serait tombé dans l’oubli, 
sans le descendant d’un des fondateurs de la Manufacture. 
Il est aujourd’hui la propriété de Martine et François Cornevaux, 
qui ont entrepris, pour sa sauvegarde,
 de l’ouvrir au tourisme (visites guidées, manifestations, chambres d'hôtes et gîtes)

Près de 30.000 visiteurs depuis 2005 
 avec un engouement tout particulier
 pour la Fête du patrimoine industriel, chaque année en juillet.


la maison des 4 associés fondateurs jouxte la chapelle































La majorité des bâtiments fut construite entre 1733 et 1737 (château, chapelle et logements d’ouvriers), 
puis durant la seconde moitié du XVIIIe siècle et en 1779 comme la halle au charbon. 



au-dessus de la chapelle, la maison des contremaîtres, ou naîtra Julie-Victoire Daubié (première bachelière de France)






Le parc à lui seul mérite un article ultérieur: il se trouve derrière ces bâtiments





*   *
*



La grande halle* au charbon sert à présent à accueillir des expositions. sur l'histoire du lieu, les personnes illustres, les technologies mises en œuvre.

* Les enfants y travaillaient, dans des conditions fort pénibles. 


les feuilles de fer-blanc étaient livrées en petits formats rangés dans ce genre de tonneaux. La marine en était grande consommatrice. La photo donne une idée de l'immensité de la halle


En 1764, cinq commis et cent vingt cinq ouvriers travaillent et logent à la manufacture2. 

Comme la plupart des établissements industriels construits à cette époque elle se trouve au bord d'un cours d'eau permettant l'utilisation de la force hydraulique et au cœur d'une forêt qui lui procure le bois et le charbon de bois nécessaires pour chauffer les forges et fourneaux.



la première étamerie était peu salubre, basse et insuffisamment aérée, avec les chambres des ouvriers au-dessus





En 1777, Claude Thomas Falatieu rachète l’usine et ajoute le canal, la fonderie, les ateliers de fabrication, la nouvelle étamerie.
 
 En 1792, Joseph Falatieu donnera un essor important à la manufacture de fer-blanc (fer étamé) ainsi nommé par opposition au fer noir, brut de forge ou de fonderie.

aquarelle de Marie Gauthronnet: la maison du boulanger?
(ou du chasseur? ai-je bien écouté et noté?)
- personnages de haute importance dans cette situation d'autarcie, ils avaient un statut privilégié

Le canal est pour la force motrice (provenant du Coney, bien avant que ne soit bâti le canal de l'Est).
 Il comportait des étangs de réserve, bien que le Coney ait un débit relativement régulier, une des raisons du choix du site.

 
La nouvelle étamerie (à D): façade ordonnancée à cinq travées sur deux niveaux.

dans la halle au charbon, exposition de divers objets réalisés en fer-blanc, et tonneaux d'expédition, pour les clous ou pour le fer-blanc en  feuilles






 lorsqu'on clique les images s'agrandissent






coffre de marine





les anciens logements ouvriers conservés ont été transformés en logements à louer (mais certains, notamment  face à la chapelle ont disparu). L'usine de production électrique, alimentée par le canal, se trouve derrière le bâtiment qu'on entrevoit à gauche.


 [Le fer-blanc était fabriqué à partir de "fer doux" réduit en lames qu'on trempe dans l'étain fondu". Il pouvait aussi être fabriqué par "platinage" , recouvrement d'une feuille de fer doux par une feuille d'étain, par fusion et compression à chaud.
 A la Manufacture de Bains, la matière première, la fonte, provient de Franche-Comté. Les gueuses sont affinées et transformées en fer au Grurupt, au Moulin aux Bois* ou à la Pipée. Les loupes de fer sont converties au martinet en "semelles", petites plaques de 20cm de large, qui, assemblées par paquets de 50 à 60, sont aplaties et étendues par un gros martinet. Elles peuvent alors être étamées.] 
Gérard Beuchot * 
( * v. liens en bas de page)






Au cours du XIXe siècle, le fer-blanc est abandonné au profit des clous à chevaux. (Société des clouteries de la Manufacture de Bains)









Centrale de production électrique,
avec son canal et sa retenue d’eau (étang du 5 hectares) au bout du domaine.

l'ancienne buanderie





A CONSULTER:


Gérard Beuchot  : Forges et Manufactures Royales de fer-blanc au 17ème ou 18ème siècles
 et: http://gerard.beuchot.free.fr/Genealogie/Forgerons/les_metiers_des_forgerons_d_autrefois.htm

Site voisin (et lié) de Moulin aux bois, vue aérienne et fiche (on y voit la Manufacture en arrière-plan)

une carte postale timbrée de 1908 montrant de nombreux bâtiments à présent disparus


lundi 21 octobre 2013

Marie Mourot est tombée amoureuse de Cerbère (une formidable découverte sur France Inter)

COUP DE FOUDRE !

C'est mon fils
 -il a été scotché-
 qui m'a signalé 
cette remarquable émission sur France Inter 
 qu'on pourra réécouter jusquà fin juin 2016.






- Mais pourquoi attendre?

 pistes à suivre...
UN TRAVAIL DE SYNTHESE REMARQUABLE ! 



Venez visiter Cerbère
 par l'oreille d'abord, mais c'est si évocateur déjà...

 Je vous offrirai ben sûr mes images, en liens, si vous le souhaitez, 
et surtout bien sûr tous les autres liens que j'aurai découverts
  notamment vers l'oeuvre photographique complémentaire de Maria Moutot. 
(les liens de France Inter semblent ne plus fonctionner)
C'est à partir de son travail qu'a été bâtie l'émission.
Un reportage d' Inès Leraud.   
à qui je dis: 
                          CHAPEAU !              



... C'est le fil rouge ou la préface, le plan,
  que je cherchais pour raconter Cerbère...
     Moi je regarde, j'observe plutôt,
  je questionne le paysage et les photos,
 et je lis et j'écoute,

mais je n'ose pas trop
 aller chercher les témoignages de vive-voix qu'elle a su rassembler,
 ni pousser moi-même les portes

 - Oui, je sais, c'est stupide...



une côte, sauvage, 
                  jusque il y a peu inaccessible sinon par les barques catalanes ou les sentiers muletiers de la montagne


Cap Cerbère, la frontière, et derrière la baie de Llança; au loin Cap de Creus et les îles

une frontière, 
et  LA GARE,   tout est parti de là...

un grand hôtel-paquebot, et son histoire,



                  "fantôme encombrant" dit-elle 
                   -et j'adhère totalement à cette définition, pour ma propre approche... 
(quelques images ici)



                    c'est lui qui a le premier, au détour de la route,  pris le coeur de Maria Moutot, 
                    arrivée ici dans le cadre de repérage pour des scènes de film

les gens qui ont fait Cerbère, ouvriers et bourgeoisie, 
                    visionnaires, volontaires, vaillants, solidaires, souvent des migrants...

... La Retirada, les réfugiés espagnols, 
           Argelès, 
           Machado et Collioure, 
           Walter Benjamin et Port-Bou...
           d'autres lieux du département (les Pyrénées-Orientales), 
                  - c'est à dire de la Catalogne Nord -
 terre d'exil et d'espoir, chez les "germans" catalans
... où pourtant tant d'entre eux ont trouvé le désespoir et la maladie, la mort...
          

 
mais aussi...
... la route, sinueuse, et les paysages merveilleux
... les barques,
... les voyageurs du rail,
     la Belle Epoque, les premiers voyages ferroviaires, les fastes, les concerts, 
... le contraste entre la vie ouvrière laborieuse (transbordement...) et la grande bourgeoisie cultivée, et l'enrichissement culturel durable qui en a découlé
... l'architecture des belles demeures des transitaires
... le cinéma... une tradition demeurée vivace
... la barrière de la nouvelle route qui chante "il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai"
... les amoureux du  "Rayon Vert", qui y séjournent pour une nuit ou davantage, car c'est toujours un hôtel, à présent plus adapté aux besoins de touristes curieux, même modestes ("Belvédère du Rayon Vert" est son vrai nom)









LIENS 
pistes à suivre...

#   "En repérage", exposition de Maria Moutot:
   *  la bande-son (celle reprise par l'émision France Inter? ça commence pareil semble-t-il mais ça ne fonctionne pas bien -???) et un diaporama de l’installation, présentée lors de Visa Off à Perpignan  en 2011  >> sur le site de Malo Thouemont  
   *   galerie photo extrait sélectionné sur le site de France Inter (je ne suis pas trop fan du N&B, mais je salue d'un grand coup de chapeau quelques unes d'entre elles, notamment les escaliers, et la façade arrière au soleil couchant) 
                - et aussi visible dans le n°9 de Bout du Monde, carnets de voyageurs
    *   sa galerie-photo sur son propre site, pas la même sélection, d'autres très belles vues des escaliers, un peu lente à charger j'ai trouvé
    *   Visa Off à Perpignan  en 2011* ( lien programme PDF: n° 75)


#  Festival de cinéma  Rencontres Cinématographiques 

#  "Cinéma en Terres Romanes" (Maria Moutot travaille également dans ce cadre) > un article sur l'Indépendant 

#  Un endroit pour déposer VOS PROPRES PHOTOS si vous êtes un amoureux de CERBERE:
 Merci de les légender !  
et comme tout s'y retrouve dans l'ordre de dépôt, merci d'utiliser des "tags" ou le système des "discussions" du groupe (en ébauche)

#    le site de la ville de Cerbère

#   en savoir plus sur le mythique  "rayon vert" > ici









Elle a juste moins eu l'occasion, dans son évocation du grand vaisseau, d'en parler:
 (ou peu développé)...


 les traces du passé le plus ancien (mégalithique)

 le vignoble, 
qui n'est pas spécifique à la ville (une des 4 communes du terroir Banyuls-Collioure)
 mais dont il faut savoir qu'il a d'une certaine façon permis de transformer le nouveau village en paroisse, d'en faire plus qu'un lointain hameau de Banyuls, en finançant la construction de l'église, et qui a largement sculpté le paysage lui aussi, 
et permis aux pescadors, pescaïres / vignaters de nourrir leur famille,

mar i munt, tout une tradition, culinaire aussi...

la flore exceptionnellement riche et diversifiée, 
     par tant de milieux différents, embruns marins,  montagne (Querroig, 665m seulement, mais venté), bacs ou soulanes   - et de pratiques  humaines 
     mais fragile
     quoi que puisse en penser l'automobiliste de l'été, qui jette stupidement -criminellement- détritus et mégots par sa portière, 
     ou le campeur sauvage qui laisse derrière lui quelques "cadeaux"
 - sagouins, abrutis !           

 - et qui dit flore diversifiée, dit faune également, favorisée et riche 


les fonds marins préservés par la création à l'initiative de la commune de la Réserve Marine
 - beaucoup d'amoureux de Cerbère sont, au départ, des plongeurs

ses cieux tout aussi exceptionnels

et le vent,  acteur incontournable,  et architecte à part entière du décor 
     la tramontane,  amante parfois tumultueuse ou possessive, mais alliée
     et les vents de sud ou d'Est , doux ou redoutés
 
 le sport, une tradition vivace, 
        on peut être un tout petit village reculé, mais s'équiper et susciter des champions
 la santé qu'on vient chercher ici,
      que ce soit l'été, sur les plages
      ou, parfois plus longtemps, tenter de la retrouver, 
 la compétence, que certains voudraient faire croire "transportable", 
 et les bienfaits de la nature


pas toujours si loin! Belem sous le cap Canadells, à Cerbère
les grands bateaux qu'on regarde au loin passer, 
        sur leur "route" vers Port-Vendres, Port-la-Nouvelle ou Sète
         et les pêcheurs, et les voiliers... 





l'accueil des habitants et leur sens de la fête 



et le "melting-pot" des vagues migratoires, politiques, économiques, climatiques...
 l'autre "Retirada" (qui n'a pas pris ce nom, je l'emploie par analogie), celle qui a vu arriver quantité de "Pieds-Noirs", 
 l'exode rural ou le chômage et la transplantation des agents douaniers ou ferroviaires souvent venus du Nord, et qui ont greffé leur vie et leur descendance ici, 
les "Vikings" qui viennent, à mi-temps pour certains ou autant qu'ils le peuvent, trouver à Cerbère le soleil qui leur manque tant
la seule croissance à Cerbère, est à présent immobilière

 

... car il faut bien qu'il vous reste des choses à découvrir, quand vous viendrez ! 




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Exceptionnellement (temporairement?) je ferme cet article aux commentaires,
 car il n'a finalement pas sa place dans un flux ou un article chasse l'autre, et je compte en tirer ce que Blogger nomme "une page" référencée dans un coin spécial du sommaire, facilement accessible et non noyée dans les profondeurs des archives.

Pour mémoire, j'ai déjà créé 3 autres pages, 
consacrées à des sujets "transversaux",
 fédérateurs de nombreux articles parus dispersés,
 au fil du temps et des découvertes:
plantes invasives,
index flore,
index faune,
ces deux dernières, pas suffisamment achevées,
et que j'oublie de plus de compléter lors de nouvelles parutions. 
Je devrai prendre le temps d'une sérieuse mise à jour si je veux qu'elles soient les outils que j'avais prévu.

Donc je publie ici, en l'état actuel de construction 
-et si je poursuis comme prévu il y restera à l'état d'ébauche-  ce qui deviendra, comme je l'ai écrit, mon fil d'Ariane,
 mon répertoire pour y collecter les grandes lignes de ce que j'ai rassemblé à propos de Cerbère.
 Mais c'est complexe et prendra encore du temps, ainsi que j'ai pu l'expérimenter pour les a "pages" déjà initiées,
et je ne voudrais pas être conduite à supprimer des commentaires si au final je ne le gardais plus qu'en tant que "page",
 je ne voudrais pas non plus  que des commentaires anciens deviennent incompréhensibles ou générateurs de quiproquo à la suite de mises à jour que je pourrais faire par la suite.



Donc en pratique, on fait comment? 

si vous avez besoin de me notifier une erreur, une information complémentaire...
sans attendre que je rouvre (ou pas) le champ de commentaires
vous pouvez le faire sur l'article précédent en inscrivant en tête pour que ce soit clair
- à propos de l'article "Marie Mourot est tombée amoureuse de Cerbère" 

En me laissant si possible une adresse que je puisse utiliser pour vous répondre si nécessaire.
Je reçois en effet tous les commentaires
 - mais à travers une option filtrage, de façon à ne pas voir le blog envahi de spams.
 Donc je peux prendre connaissance d'un commentaire sans qu'il soit nécessairement publié. 

Merci de votre compréhension. 


PS

je ne sais pas si vous avez vu lundi 12 oct 2016 sur FR3 un reportage sur Cerbère. Sinon, vous pouvez le visionner pendant encore quelques jours à cette adresse: http://pluzz.francetv.fr/videos/documentaires_sud_,1000068001.html
http://france3-regions.francetvinfo.fr/languedoc-roussillon/pyrenees-orientales/cerbere-ville-frontiere-ce-soir-france-3-1105205.html 
Puis: en partie sur Viméo: Les productions de la Main Verte: Cerbère ville Frontière: 
https://vimeo.com/182658087 suivi de https://vimeo.com/182999771    


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Rencontres Cinématographiques 2016
Les Fantômes du Belvédère
article et photos Gilles Meunier, L'Indépendant